ASSEMBLEE GENERALE APAT DU SAMEDI 7 FEVRIER 2015

RAPPORT D’ACTIVITE 2014

Ces dernières semaines, durant les événements mortifères de janvier, me revenait en tête la célèbre anaphore du discours de Martin Luther King « Je fais un rêve »/ « I have a dream », ce discours sur les marches du Lincoln Mémorial de Washington le 28 août 1963 pendant la « Marche de la liberté », discours point d’orgue du Mouvement des droits civiques, considéré comme l’un des plus marquants du XXème siècle, moment singulier et message d’espoir au-delà des frontières américaines [et accessoirement matériel pédagogique de mes professeurs d’anglais soixante-huitards et laïques, génération qui faisait des rêves et appelait l’imagination au pouvoir].

Au même moment, j’entendais des collègues psychanalystes de longue expérience, remarquer pour s’en plaindre que leurs patients rêvaient beaucoup moins qu’avant. On peut également noter que les enfants que nous recevons ne dessine plus beaucoup, tout accaparés qu’ils sont et ce dès le plus jeune âge par les images de leurs tablettes numériques et jeux vidéo.

Qu’en est-il en effet de la place, de l’espace (« l’espace de cerveau disponible »), de l’existence de cette vie psychique dont témoigne la psychanalyse et tout aspirant psychanalyste ? Cette vie psychique confrontée aux tendances désorganisatrices internes ou externes, confrontée parfois à un effroi médusant dans notre monde occidental pourtant relativement protégé de la violence, confrontée à l’acte, au difficile à élaborer, au détriment de la parole et surtout d’une parole intime.

Espérer être psychanalyste, c’est témoigner de la notion d’inconscient dans sa dimension heuristique vis-à-vis des différentes productions psychiques, des symptômes, de son effet thérapeutique au-delà de la simple catharsis des associations libres. C’est s’inscrire contre l’appauvrissement du psychisme par la pensée unique, par l’exclusion, comme par les méthodes qui dénient la place et la valeur de la vie psychique. C’est cultiver la capacité à s’étonner, à s’interroger, à se laisser toucher par la diversité des mondes et des modes de pensées.

La psychanalyse, les psychanalystes, n’ont guère de parole publique certes, mais ils ont pourtant beaucoup à dire des souffrances psychiques, des angoisses, du mal être et de plus en plus aussi des carences affectives, des séquelles traumatiques, des défauts de mentalisation, de tout ce qui fait le lit de gravissimes problèmes sociétaux.

Réhabilitons le rêve, la rêverie, alors même que l’ « ennui » devient un symptôme (les enfants s’ennuient à l’école, nous dit-on, parfois dès la Maternelle !). Rappelons que c’est cet « ennui » même, ce manque, qui permet à la pensée et à la créativité de se développer : un vide possible et supportable qui ne soit pas objet de haine [étymologiquement « ennuyer » vient de « in odium esse » soit « être objet de haine »] une « vacance » dans tous les sens du mot, une suspension de l’activité, un vide [« vacare » = être vide], mais aussi synonyme de liberté, liberté de penser, d’évasion, d’imagination, de voyage géographique ou intérieur.

Continuons donc à reconnaître en nos rêves, en nos rêveries, l’immense champ des possibles de notre intelligence humaine et opposer aux forces de destructivité, la réflexion et la création qui nous rassemblent.

Octobre 2006-février 2015, voilà donc APAT, notre association, engagée dans sa 9ème année d’existence, une petite vie non négligeable. En pleine croissance puisque nous comptons à ce jour 65 adhérents dont 24 membres actifs et nous devrions avoir, dès aujourd’hui peut-être, quelques adhésions supplémentaires de personnes ayant demandé à participer aux activités d’APAT.

Notre association a été particulièrement vivante et active au cours des douze derniers mois :

1-    En ce qui concerne les conférences le programme a été dense :

Nos collègues Marie-Hélène BERJON et Christine DERREY ont mobilisé une audience inédite pour une conférence « à deux voix » au Petit-Louvre sur « Psychanalyse, enfance et parentalité » le 21 mars 2014 :

-         Christine DERREY interrogeant l’histoire de la Psychanalyse pour nous montrer comment la psychanalyse des enfants a pu se constituer en champs spécifique au fil du temps et grâce à certaines figures historiques, a précisé les particularités de cette approche, ses différences et ses analogies avec la cure analytique type, celle des adultes.

-         Marie-Hélène BERJON en partageant son expérience dans le cadre d’un service de Protection Maternelle et Infantile où elle participe à la prévention précoce des difficultés relationnelles parents-enfants, a témoigné de la façon dont les psychanalystes peuvent travailler dans des institutions dédiées à l’enfance.

Une belle réussite pour cette soirée : plus de 95 auditeurs, avec une participation active au débat et d’excellents retours. Ce qui laisse penser que d’autres soirées de ce type pourraient être envisagées, sur le même mode : deux ou trois interventions de membres APAT, sur un thème commun, suivies d’un débat avec le public.

Nous avons reçu le samedi 14 juin 2014 Sylvie FAURE-PRAGIER pour une conférence intitulée « Un psychanalyste à la rencontre des nouvelles parentalités » à la Maison des Associations le matin et pour un atelier clinique l’après-midi au CMP enfants, avenue Pasteur. Les retours sur ce partage d’une très riche expérience clinique auprès de femmes ayant des difficultés à concevoir des enfants, ont été très positifs.

57 personnes ont pu assister à cette conférence malgré cette date un peu trop tardive et 16 personnes se sont réunies l’après-midi pour échanger autour de plusieurs cas cliniques sur le thème des nouvelles parentalités.

Le vendredi 10 octobre 2014, nous retrouvions José MOREL CINQ-MARS pour une nouvelle conférence à partir de son livre Du côté de chez soi. Défendre l’intime, défier la transparence : « Entre le désir de préserver l’intime et l’obligation d’être transparent : comment s’y retrouver sans s’y perdre ? » ainsi que pour un atelier clinique rassemblant une dizaine de personnes au CMP, le lendemain, samedi 11 octobre.

Cette conférence fût l’occasion d’investir un nouveau lieu de réunion, la belle salle de conférence de l’espace Regley, aimablement proposée par Serge MARTINEZ.

Pour la première fois également, Claude de la GENARDIERE, invitée à Troyes le samedi 29 novembre 2014, nous a proposée deux conférences : « Ecouter, penser, écrire, l’expérience d’une psychanalyste », à partir de son livre Rue Freud, le matin, « Travailler avec le conte » l’après-midi.

Sa façon de rendre compte de tout ce qui constitue le fil rouge de son travail d’analyste [capacité à associer, contre-transfert, retours sur son propre vécu d’analysante, références culturelles, etc.] comme son travail d’élaboration à partir du conte, ont mobilisé l’intérêt de l’auditoire et suscité matin comme après-midi, des débats riches et animés.

Enfin, Alain ABELHAUSER le samedi 10 janvier dernier, nous a présenté une conférence le matin (61 personnes présentes) sur « Mal de femmes, la perversion au féminin » à partir du livre au titre identique, pour lequel il a reçu le Prix Œdipe 2014, conférence suivie d’un débat, l’après-midi (une trentaine de personnes), sur l’avenir de la clinique « Clinique : politique et actualité » avec des informations de première main sur la future Loi de Santé.

Le public a pu apprécier les qualités d’orateur du conférencier, son aisance à partager ses connaissances, avec l’exposé très documenté du matin ainsi que son investissement dans la défense de la psychanalyse, lors du débat de l’après-midi.

Il est à noter que ces différentes conférences et ateliers, ont été activement préparés en amont par des groupes qui se sont réunis à l’instigation des personnes invitantes.

Je voudrais également souligner que tous les conférenciers invités ont tenu à remercier l’association, par une lettre de château parfois, pour son accueil et se sont réjouis de la diversité du public, de l’écoute active de l’auditoire et de la qualité des débats.

La fin de cette année scolaire sera sans doute moins intensive, la venue de Gérard WACJMAN, contacté à plusieurs reprises par Nathalie BEAULIEU, (prévue pour Mars/Avril) reste très incertaine.

Florence GUIGNARD dont la visite avait été empêchée l’an passé par une mauvaise fracture, a confirmé sa venue. Elle devrait venir à Troyes le mercredi 27 mai prochain, un soir de semaine cette fois.

Elle nous parlera des conséquences sur l’enfant et l’adolescent, du fantastique développement des techniques de communication (la réalité virtuelle, la généralisation des écrans et des images, l’inflation du temps consacré aux jeux vidéo) tandis que les structures familiales se fragilisent et que l’intimité se délite. Ces remaniements dans l’être au monde, dans le rapport à la réalité, confrontent le sujet à des exigences nouvelles dans l’économie de ses pulsions et donc à de nouvelles formes d’angoisse. L’une de ces conséquences est plus particulièrement la quasi disparition chez les enfants d’aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales, de la période dite « de latence » dont FREUD, il y a un siècle, faisait le socle de sa théorie du développement en deux temps de la sexualité humaine avec le refoulement et l’après-coup.

2-    En ce qui concerne les conférences toujours, APAT a renouvelé cette année sa collaboration avec l’Institut Universitaire Rachi :

Nos collègues ont donc donné plusieurs contributions, dans le cadre du cycle 2013-2014 « La transmission, passe et impasse » tout d’abord avec :

-         Le 10 mars 2014, Alain MERY : « La psychanalyse sauve de la transmission »

-         Le 7 avril 2014, Denis SCHMITT : « Le nom du père »

Puis dans le cadre du cycle 2014-2015 « La psychanalyse et le corps », nous avons entendu :

-         Thierry SCHMELTZ le 24 novembre 2014 « Quand la psychanalyse rencontre le corps »

-         Béatrice BRAUN le 15 décembre 2014 « Le corps, quand il souffre »

-         A l’instigation d’APAT est intervenu le 26 janvier dernier, le docteur Christian GALLOPIN sur « « Penser l’érotique du soin ».

Le cycle « La psychanalyse et le corps » se poursuivra avec :

-         Anne BAZIN, le lundi 9 février prochain, après-demain donc. Elle nous parlera de « La naissance des premiers liens entre la vie corporelle et la pensée »

-         Puis par la venue de la psychanalyste parisienne Geneviève VIALET-BINE pour une conférence intitulée « Le corps parle », le lundi 23 mars.

-         Le cycle se terminera, pour cette année du moins, par la proposition de Marie-Hélène BERJON : « La vérité censurée est inscrite dans le corps », le lundi 13 avril.

3-    APAT s’associe également de nouveau cette année avec l’ « Amicale des psychiatres privés de l’Aube »

pour les « Réunions cliniques » animées par Danièle LEVY et Andrée ORTEGA à la Clinique Psychiatrique de l’Aube : 2 présentations de patients cette année, suivies chacune d’une discussion (les 28 janvier et 11 février puis 1er et 15 avril).

4-    Une nouveauté : le « travail en réunion » :

Nous avons essayé cette année, à la demande des membres d’APAT, d’épargner le plus possible au groupe les problèmes administratifs rébarbatifs ainsi que l’organisation logistique des conférences. L’organisation s’est faite en bonne collaboration avec les personnes invitantes et les groupes chargés de préparer ces conférences.

Le temps ainsi dégagé lors des réunions APAT a été en partie consacré à des présentations de travaux personnels, échanges ou débats qui ont, au vu de l’augmentation notable du nombre de présents, revivifié nos réunions.

C’est Sylvie JOLY qui en a eu l’initiative et c’est elle qui a inauguré ces échanges, le 4 avril dernier, en nous présentant son travail à partir de la correspondance FREUD/FLIESS.

Le 20 juin, Anne BAZIN et Nathalie BOULET nous ont proposé de réfléchir et d’échanger sur nos pratiques cliniques à partir de la lecture de deux textes de François PERRIER [Sur la clinique, le transfert et le temps et Le psychanalyste exposé à la clinique in La Chaussée d’Antin]

Le 17 octobre 2014, nous avons débattu d’un texte transmis par Gilda SABSAYS-FOKS sur La Gradiva : « Réalité et fiction ».

Brigitte CULIOLI nous a proposé le 12 décembre 2014, un travail sur « Le sacrifice d’Abraham : passer d’un lien d’appartenance à une relation d’alliance  »,  initialement présenté à des lycéens lors d’une journée d’études en partenariat avec l’Institut Rachi.

Le vendredi 20 mars prochain, date de notre prochaine réunion, Danièle LEVY nous présentera un travail sur le « Cas Elisabeth von R. », sa prise en charge par FREUD et la discussion du cas par LACAN. [Le texte de Danièle vous a été transmis par mail, j’espère que vous l’avez tous reçu]

Ces initiatives, de l’ordre d’une réunion sur deux environ, se multiplieront, nous l’espérons, les propositions ne manquant pas.

5-    Nouvelles initiatives également :

Afin de faire entendre la voix d’APAT, de nous positionner en tant qu’Association de psychanalystes, nous avons voté, après débat, une motion de solidarité avec le CMPP d’Orly [suite au rejet du financement pourtant modeste d’une formation à orientation psychanalytique] et décidé d’adresser le 23 mai 2014, une lettre dans ce sens aux ARS, lettre écrite par Marie-Hélène BERJON.

En juin 2014, nous avons également adressé à la Clinique de La Borde ainsi qu’aux différentes sociétés de Psychanalyse, par courrier postal et courrier électronique, une lettre écrite par Alain MERY, lettre d’Hommage à Jean OURY, suite au décès de cette figure de la psychanalyse.

                 6- Activités d’APAT en ce qui concerne les groupes de travail :

-Nous avons cette année 4 groupes cliniques et 7 groupes théoriques dont un groupe théorique encore à constituer. Ces groupes vous seront présentés dans un moment par les personnes qui y participent.

Il y a pour ces différents groupes 81 participations, mobilisant 50 membres, plusieurs membres participant en effet à deux ou plusieurs groupes différents.

Je rappelle que la participation à tous ces groupes de travail implique bien-sûr d’adhérer à l’association. Tout membre APAT désireux d’intégrer l’un de ces groupes doit également rencontrer son ou ses responsables, afin de savoir si ce groupe lui convient et s’il peut être coopté, tous les groupes n’ayant pas les mêmes critères préalables.

A) En ce qui concerne les 4 groupes cliniques, nous avons cette année :

-         Groupe du 1er lundi du mois

Responsable Christine DERREY

7 participants, le groupe est complet.

-         Groupe du 4ème mercredi

Responsable Brigitte CULIOLI

4 participants, deux participants supplémentaires peuvent intégrer le groupe.

-         Groupe un jeudi par mois

Responsables Denis SCHMITT/Marie-Hélène BERJON

7 participants, le groupe est complet.

-         Groupe un lundi par mois

Responsable Alain MERY

8 participants, le groupe est complet. 

B) En ce qui concerne les 7 groupes théoriques, nous avons :

-         Travail autour de la pensée de BION (2ème mardi)

Responsable Anne BAZIN

8 participants, le groupe est ouvert à de nouveaux participants, il accueille des non-praticiens.

-         Lecture du Séminaire VI de Lacan « Le désir et son interprétation » (2ème lundi)

Responsable Denis SCHMITT

7 participants, le groupe est ouvert

-         Psychopathologie et cinéma (3ème lundi)

Responsable Alain GAILLARD

10 participants, le groupe est ouvert.

-         Aborder Lacan (2ème jeudi) : Actuellement lecture « Les écrits techniques de Freud » (53-54) par Jacques LACAN

Responsables Danièle LEVY/ Geneviève GRANDIN

8 participants, le groupe est complet

-         Transfert et contre-transfert dans la clinique analytique (1er mardi)

Responsables Anne BAZIN/ Béatrice BRAUN

6 participants, le groupe est ouvert à toute personne ayant une pratique clinique.

-         Introduction à la Psychanalyse (2ème lundi)

Responsable Thierry SCHMELTZ

7 participants, le groupe peut accueillir de nouveaux participants disposant d’une pratique clinique.

-         Trauma, traumatisme. Penser l’impensable (3ème mercredi)

Responsables Béatrice BRAUN /Thierry SCHMELTZ

9 participants. Le groupe est ouvert à un ou deux participants.

-         Lecture de « L’histoire d’une névrose infantile, L’homme aux loups » de FREUD.

Responsable Alain MERY

Ce groupe est à constituer, il est ouvert à tous. Il est envisagé comme une « introduction » à la psychanalyse par différentes approches et il s’adresse donc plus particulièrement aux débutants et/ou profanes, qui trouveront là une possibilité de se sensibiliser à la pensée de FREUD.

                    7-Lien avec la Médiathèque :

Anne BAZIN et Nathalie BOULET gardent un lien avec la Médiathèque de Troyes et une liste de livres pour le fond de Psychanalyse a été de nouveau collectée et proposée à l’achat cette année. A poursuivre donc et merci aux personnes de la médiathèque impliquées, pour leur aimable collaboration.

8- Le Site Internet :

Le site Internet est toujours très consulté et de plus en plus fourni en informations, textes des membres, des conférenciers invités etc.

L’inscription et le paiement en ligne restent sous-employés, surtout lorsqu’ils ne sont pas impératifs, comme nous l’avons constaté lors des dernières conférences.

Quant au forum, la tentative de Marie-Hélène BERJON de le réanimer en proposant des échanges sur les pratiques professionnelles et les difficultés éventuelles à faire entendre une position d’analyste dans les institutions, n’a guère connu de succès.

Il est à noter que, mise à part une aide pour la mise en ligne des textes ou des comptes rendus de réunions, c’est toujours l’assiduité de Denis Schmitt qui permet au site de fonctionner efficacement et il serait sans doute souhaitable de penser à une relève, qu’une bonne volonté se manifeste, initiée de préférence à l’informatique ou qui du moins y prenne goût !

9- Les souhaits et perspectives :

En guise de « souhaits et perspectives », je voudrais enfin conclure en soulignant que la « mission » que nous nous étions donnée lors de la création de notre association en octobre 2006, n’est pas tout à fait atteinte et c’est tant mieux, il reste à faire.

Le propos était en effet de « faire connaître la psychanalyse et les développements de la pensée freudienne, dans une ouverture à tous ceux que la psychanalyse concerne, du fait de leurs pratiques professionnelles, sociales et culturelles… ». Or nous cultivons sans doute trop l’entre soi, comme cela a été souligné lors de nos derniers échanges. Nous gagnerions à proposer de nouveaux espaces d’élaboration auprès d’institutions ou de groupes, du secteur médicosocial au sens large, secteur éducatif ou culturel, pour sensibiliser leurs acteurs à l’éclairage que peut apporter la psychanalyse, sur le plan de la pensée, à sa démarche particulière de prise en charge de la complexité de la vie psychique, de libération de la parole et de l’énergie créative.